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sargal baay | dak'art off 2018 | 4-13 mai

Sargal Baay

hommage à mon père 

Dak'art off 2018

vernissage - exposition - projection

4-13 mai 2018

présentation

édito

Dans le cadre du OFF de la Biennale de l’Art Africain Contemporain de Dakar, nous avons souhaité proposer une programmation spéciale qui viendra joindre à nos emblématiques séances de cinema le premier vernissage des œuvres de Baba Sy. 

Ce jeune artiste-peintre, installé dans sa ville natale de Tivavouane parcourt ses toiles à la chasse de formes et de couleurs à même de donner vie aux scènes qui peuplent son imaginaire. Portraits, paysages, projections abstraites de figures et de pigments forment le corps de ses premiers ouvrages. 

Cette première exposition, Baba a voulu qu’elle soit en même temps un hommage à son père, le peintre Kalidou Sy. Les toiles du père et du fils partageront ainsi quelques jours de printemps sous le soleil de l’île-mémoire  La nuit venue, le film documentaire It’s My Man, de Joseph Gaï Ramaka, consacré à Kalidou Sy sera projeté.

 
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programme

 
 
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en quelques mots

kalidou sy & baba sy

 
 
 « Au-delà de ses compétences, Baba possède une qualité précieuse pour un artiste peintre, et qui me rappelle son père, Kalidou : un regard. 
 
Sensible et esthétique, philosophique et spirituel, cette ouverture au monde s’accompagne d’une quête de savoirs à travers ses lectures et de l’audace de son imaginaire. C’est ce regard qui façonne son travail artistique. Tant et si bien qu’il parvient à nous transmettre, au gré de couleurs et de figures éclatées sur ses toiles, ce qu’il appelle « la sentimentalité des êtres et des choses. »
 
Visages
Parfois, une économie de traits suffit à un portrait. Un visage au regard pénétrant et intense. L’homme n’est plus que du regard — fixé, fasciné, comme derrière un objectif — silencieux, pensif, humble. Ou bien, le mystère se fait sentir dans l’outrance du matériel et de la couleur. Ainsi, la tête bleue aux cartes téléphoniques, « masque au visage sans masque»

— Eileen Julien Sy, marraine de l'exposition

 
 
En 1997, lorsque je me suis installé sur le continent américain, mon approche de la peinture a changé. J’ai commencé à mettre en rapport la technique moderne de peinture acrylique avec les matériaux basiques de la terre — la boue, les pigments, le métal, les tissus, le bois, l’eau. À ce moment là seulement, j’ai compris que ce travail s’inspirait de la technique malienne du bogolan. Celle-ci rassemble des matières naturelles telles que l’argile, l’eau, le fer, les extraits végétaux, etc., afin d’appliquer des motifs uniques sur des tissus. Pour moi, le bogolan représente la vie elle-même - présent, passé et futur. En me servant de cette approche, je cherche à conjuguer les réels mais subtiles traces de la vie présente par de la couleur, de la matière, et de la texture.
— Kalidou Sy
« Très tôt, les premiers motifs se sont révélés à moi sous les traits de mon crayon, par des reproductions de personnages de bandes-dessinées et de dessins animés qui peuplaient mon imaginaire.
Aujourd’hui, je nourris mon inspiration en portant le même regard naïf – semblable à l’émotion d’un enfant face à l’apparition de sa première lune – sur la production artistique contemporaine. J’éprouve alors un sentiment indescriptible par lequel je capte ce qu’une œuvre tente de me conter de son auteur ou du sujet qu’il a traité.
C’est sur ce terreau, bêché par l’héritage artistique de mon père Kalidou Sy, que ma passion pour les arts plastiques et mon souci pour une élaboration esthétique personnelle reposent. En 2005, j’entre donc à l’Ecole Nationale des Arts, au sein d’une formation d’élève-professeur en éducation artistique. Mon premier projet traitant le sujet du visage humain a permis à mon expression de rencontrer et s’enrichir des analyses de mes professeurs et de critiques d’art.
Désormais c’est sous le mécénat de ma tante, Eileen Julien, Professeure de Littérature Comparée, que je poursuis mon ouvrage. Mon atelier de peintre, installé dans ma ville natale de Tivaouane, est devenu le terrain de jeu et de chasse aux figures et aux formes que je transpose sur mes toiles. Cette production, intime mais pas secrète, mystérieuse mais pas inaccessible, saisit des moments clés de mon parcours et des rencontres qui le jalonnent. Mon travail est un fil tendu entre la figuration – rappel nostalgique de mes premiers coups de crayons qui imprime sur le cadre blanc la beauté d’un lieu, les traits essentiels d’un personnage--et l’abstraction par laquelle je tente de saisir la sentimentalité des êtres et des choses. »

— Baba Sy

 
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